Depuis le premier album de Coal Chamber 1997, Dez Fafara s’est purgé à travers ses paroles. Il a couvert toutes les formes possibles de méfiance, de trahison, du côté sombre de la nature humaine et de ses propres douleurs personnelles, laissant toujours tout traîner, mais depuis, « Au cours de ces dernières années, nous avons fui les incendies de forêt, ma femme a lutté contre le cancer et maintenant nous traversons une pandémie », le leader de DevilDriver a décidé qu’il voulait que ses efforts futurs prennent ce qu’il appelle. « un point de vue plus éveillé. Mais d’abord, il construit un feu de joie pour ses démons sur deux albums, et les incendie de manière furieuse.

La première partie est tranchante et pleine de venin acide dès le départ, alors que Keep Away From Me se fraye un chemin. Traitant en partie de l’agoraphobie de Dez («Je me distancie socialement depuis que je suis né», explique-t-il), c’est aussi honnête et ouvert que tout ce qu’il a jamais écrit, mais il y a aussi un sentiment plus de notre temps, un appel à soyez conscient de nos séparations et de l’importance de rester ensemble dans les moments difficiles. Vengeance Is Clear et Nest Of Vipers sont plus un instrument contondant, avec le courant sous-jacent réfléchi de l’ouvreur remplacé par une colère blanche, tandis que You Give Me A Reason To Drink est de la bile absolue.

Partout, DevilDriver est tendu, serré et tenace. L’invective de Dez se trouve au sommet d’une pile de riffs aussi pointus et acérés qu’accrocheurs. Quelque part entre Cannibal Corpse et Parkway Drive, DevilDriver occupe un espace où la lourdeur écrasante et le caractère accrocheur d’un pêcheur particulièrement chanceux ne font qu’un. Et quand ils le font comme ça, cette puissance de boule de démolition est décuplée.

Partie II servira sans aucun doute un lot pareillement caustique de poids métallique. Ensemble, cela fera une fabuleuse fin de chapitre pour les démons dont parle Dez. Et quel que soit le nouveau sentiment que cette prochaine étape fera ressortir, comme moyen de donner une dernière baise aux mauvais moments, il s’agit d’un exorcisme vraiment convaincant.

Verdict: 4/5

Pour les fans de: Lamb Of God, Parkway Drive, Machine Head

Dealing With Demons I est maintenant disponible via Napalm Records.

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Posté le 2 octobre 2020, 13h02.

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