Une personne de mauvaise humeur est une personne qui change souvent d’humeur, parfois soudainement et de manière incontrôlable. Un comportement à distinguer des véritables troubles bipolaires qui sont des troubles psychiatriques reconnus.

On dit qu’une personne est de mauvaise humeur lorsqu’elle change soudainement et fréquemment d’humeur et de caractère. Il faut néanmoins distinguer ce comportement en dents de scie (sautes d’humeur) des véritables troubles bipolaires (ex-maniaco-dépressifs) qui sont des troubles psychiatriques reconnus.

Chez le fou, ces variations d’humeur ne dépendent pas du contrôle, de la volonté ou des événements extérieurs. Parce que dans la plupart des cas, il s’agit d’un trait de personnalité et de caractère. En revanche, la bipolarité est une maladie psychiatrique: elle présente des phases de manie (hyperactivité, irritabilité et joie) alternant avec des phases de dépression sévère (mélancolie, tentative de suicide et isolement social). « Ces périodes d’instabilité mentale durent chacune plusieurs jours et peuvent avoir des répercussions sociales, familiales et professionnelles », explique le professeur Mohamed Saoud, chef du service de psychiatrie des adultes aux Hospices Civils de Lyon. « Ce n’est pas le cas du sujet fou qui est bien intégré dans la société et qui a de bonnes relations sociales et familiales. »

Une personne folle est caractérisée par plusieurs facteurs:

  • un changement soudain d’humeur, qui peut passer de la joie à la tristesse, à la colère ou à la peur;
  • l’incapacité de contrôler les sautes d’humeur;
  • l’absence de souffrance personnelle;
  • l’absence de causes évidentes de ces changements.

En général, le fou ne maîtrise pas ses variations d’émotions qui ne dépendent pas toujours de son environnement. En revanche, contrairement aux troubles de l’humeur, le fou ne présente pas de souffrance particulièrement psychologique.

Les causes du trouble lunatique sont encore inconnues. « Ces sautes d’humeur peuvent provenir d’un trouble de l’humeur et / ou de la personnalité. Mais ce n’est pas nécessairement un trouble psychiatrique. » répond le professeur Saoud.

Même si la personne de mauvaise humeur vit très bien avec cette caractéristique, son entourage doit souvent faire preuve de patience, de gentillesse et de compréhension. « Si l’on est décrit comme fou et qu’il y a une répercussion socio-familiale-professionnelle, il s’agit probablement d’un trouble psychiatrique et l’avis d’un psychiatre peut être utile », précise notre interlocuteur.

Comme il s’agit davantage d’un trait de personnalité, le fou ne présente aucune pathologie. En revanche, après des moments psychologiquement difficiles, elle peut développer plus fréquemment certaines pathologies telles que:

  • trouble bipolaire;
  • dépression, mélancolie, pensées suicidaires;
  • cyclothymie.

« Dans ce cas, il est souhaitable de consulter un psychiatre pour rechercher un trouble de l’humeur nécessitant un traitement médicamenteux et une psychothérapie » insiste le professeur.

« Si le patient qui souffre de bipolarité doit être suivi par un psychiatre et suivre un traitement approprié pour stabiliser son humeur, les fous n’ont généralement pas vraiment besoin d’être surveillés ou de suivre un traitement » assure le spécialiste. Le fou peut se débrouiller seul s’il est conscient de son léger excès d’humeur. Pour les personnes qui ruinent leur vie avec leurs sautes d’humeur, il est possible de suivre une thérapie comportementale. Concernant les médicaments, des antidépresseurs ou des stabilisateurs de l’humeur comme le lithium peuvent être prescrits.

Fiche réalisée en collaboration avec le professeur Mohamed Saoud, responsable de la psychiatrie adulte aux Hospices Civils de Lyon.